Il fut un temps pas si lointain où le vieil adage « après nous, la fin du monde » faisait sourire tant il paraissait ressembler à une boutade de ceux qui justifiaient de prendre du bon temps. Fait-il autant rire aujourd’hui ? : la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des eaux qui risquent d’engloutir des zones habitées jusque chez nous, le changement climatique dû aux pollutions multiples de la société moderne. La déforestation, le tarissement de nos richesses en énergies fossiles, gaz, pétrole : tout cela et bien d’autres choses encore ne peut que nous faire réfléchir. Et si nous étions en train de mettre en cause l’avenir de nos enfants ?
Bien sûr, rien n’est complètement avéré et nous entendons ici où là des scientifiques débattre et se contredire mais pour autant chacun comprend aujourd’hui que le danger est réel. Faut-il pour autant regretter ce qui a été fait ? Non bien sûr, car des progrès incontestables ont été réalisés en particulier au siècle dernier : santé, confort, niveau de vie, tout cela pour les pays riches. Pour autant, toute la planète n’a pas été concernée et si nous continuons ainsi nous allons droit dans le mur, d’autant plus que des pays dits émergeants se mettent aussi à consommer (de l’énergie en particulier) et à polluer davantage.
Un grand virage est donc nécessaire. Meilleure utilisation de l’énergie, diminution drastique des rejets dans l’atmosphère, échanges mondiaux maîtrisés, consommation plus raisonnée. Retour en arrière ? Non certainement pas. Décroissance ? Pas plus et même bien au contraire, nouvelle croissance. L’isolation des bâtiments, l’efficacité énergétique, les nouvelles énergies, le recyclage, les circuits de consommation courts provoqueront plus d’emplois localisés donc plus de croissance. Alors que certains échanges mondiaux sont basés sur l’appauvrissement des producteurs, des travailleurs (délocalisation, exploitation de la main d’œuvre) et des consommateurs au profit des intermédiaires !
JG.