Bravant le froid et la pluie, plus de 150 personnes se sont rendus aujourd’hui aux différents rendez-vous à l’invitation de Jean Gaubert. Une salle comble à Plancoët entend en ce moment même le candidat. Les questions sont nombreuses.
Tandis que le nouveau gouvernement joue les effets d’annonce, nombreux sont ceux qui s’interrogent. Quatre aspects du programme du candidat Sarkozy soulève tout particulièrement des questionnements :
- La question des retraites.
Le programme de l’UMP évoque, le libre choix individuel, le départ en retraite à la carte, la
possibilité de travailler plus et plus longtemps pour percevoir davantage.
Ainsi, nous sommes en présence d’un discours à la fois individualiste et irréel, au regard, d’une part, de la dimension sociale et collective du dossier d’autre part, des conséquences concrètes des dispositifs Balladur et Fillon.
L’enjeu primordial de la période et des quinze années à venir concerne pourtant la dégradation de ce qu’il est convenu d’appeler le taux de remplacement, autrement dit du niveau des pensions de retraite. Cette dégradation est déjà à l’oeuvre, aujourd’hui : elle se poursuivra, dans les années à venir, si aucune mesure n’est prise ; or, l’UMP n’en dit mot, et pour cause.
- La question de la carte scolaire.
Sur le plan de l’éducation, le projet UMP se réclame largement de l’autonomie et là
encore du libre choix des parents, pour justifier par exemple, non la réforme, mais la fin de la carte scolaire. Les élus de terrain, c’est légitime, s’inquiètent de savoir ce qui demain participera du choix de leurs administrés : est-on en train de développer l’esprit de compétition au sein de l’Education Nationale ? Quid des collèges moins riches et moins dotés ?
- La question de la scolarité à 2 ans.
La Bretagne est la région qui a la plus forte proportion d’élèves scolarisés dès l’âge de 2 ans. Si l’on se fie aux résultats de l’Académie de Rennes, cela semble nous réussir…La vraie question soulevée ici est celle de l’égalité devant la réussite scolaire. Car enfin quelles sont les alternatives de garde pour celles et ceux qui en sont privés soit par absence d’équipements, soit par absence de moyens financiers ?
- La question de la fiscalité.
Nous savons tous qu’il est ici question de solidarité. Que reste-t-il de la solidarité nationale si les plus aisés n’y participent plus ? L’UMP a abandonné toute ambition de cohésion sociale. Elle préfère proposer de nouvelles baisses d’impôts sur le revenu pour les plus favorisés –d’ailleurs non financées-, s’attaquer aux droits de succession- au nom de l’égalité des chances sans doute- éroder encore davantage l’Impôt de Solidarité sur la Fortune afin de conforter le moral et la confiance de quelques centaines de milliers de privilégiés, vivant trop souvent, davantage de leurs revenus que de leur travail.
Demain, Mardi 22 mai, la campagne se poursuit à :
9.30 à Bobital
10.30 à St Carné
11.30 à Calorguen
15.00 à Trévron
16.00 au Hinglé
17.30 à Brusvily
20.30 à Quévert.
l’équipe de campagne.
RDC du 12 bis, rue de Brest
22100 Dinan
Tél. 02 96 87 54 41
de 10h à 12h et de 15h à 19h

